mylene farmer en BAUDELAIRE
Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible
Dont le doigt nous menace et nous dis :souvien-toi !
Les vibrantes douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible.
Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
Trois mille six cents fois par heure la seconde chuchotte:
Souviens-toi ; Rapide avec sa voix
D'insecte, maintenant dit : je suis autrefois
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !
Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor
Mon gosier de métal parle toutes les langues
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lacher sans en extraire l'or
Souviens-toi que le temps est un joeur avide
Qui gagne sans tricher à tout coup c'est la loi!
Le jour décroît; la nuit augmente, souviens-toi
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.
Tantôt sonnera l'heure ou le divin hasard
Ou l'auguste vertu, ton épouse encore vierge
Ou le repentir même ( oh la dernière auberge!)
Ou tout te dira : meurs, vieux lâche ! il est trop tard!
Dont le doigt nous menace et nous dis :souvien-toi !
Les vibrantes douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible.
Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
Trois mille six cents fois par heure la seconde chuchotte:
Souviens-toi ; Rapide avec sa voix
D'insecte, maintenant dit : je suis autrefois
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !
Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor
Mon gosier de métal parle toutes les langues
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lacher sans en extraire l'or
Souviens-toi que le temps est un joeur avide
Qui gagne sans tricher à tout coup c'est la loi!
Le jour décroît; la nuit augmente, souviens-toi
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.
Tantôt sonnera l'heure ou le divin hasard
Ou l'auguste vertu, ton épouse encore vierge
Ou le repentir même ( oh la dernière auberge!)
Ou tout te dira : meurs, vieux lâche ! il est trop tard!
Par cocacol'ange, Samedi 6 Mai 2006 à 15:41 GMT+2 dans Musiques (article, RSS)



